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CONFITURE D’ABRICOTS PARFUMÉE AUX AMANDES

« Mince, la confiture d’abricots! » J’ai failli ne pas la réaliser à temps…3kg de fruits qui n’attendaient qu’à être préparés pour nous régaler au petit déjeuner, et les premières contractions qui arrivaient. J’avais ce dernier objectif en tête avant d’accoucher: « faire la confiture ».
La veille j’étais allée chercher une caisse chez mon petit producteur, déterminée, avec mon gros ventre.
Avec amour (et en respirant pour faire passer la douleur!) j’ai ébouillanté mes pots, cassé les noyaux pour récupérer les amandes, et ai laissé mijoter la gourmandise.
Le lendemain mon bébé était né.

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Aujourd’hui cela fait 15 jours que nous sommes rentrés à la maison, et j’ai le plaisir de tartiner mon pain le matin, avant de commencer une nouvelle journée de ma nouvelle vie de maman.

Parlons donc confiture! j’ai gentiment écouté ma productrice, tout simplement: 700g de sucre pour 1kg de fruits. J’ai utilisé sous ses bons conseils l’Orangé de Provence, variété qui pousse bien dans ma région.

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La  question du sucre (dans les grandes lignes!): on veut souvent « alléger » le taux de sucre dans les confitures, mais attention: c’est le sucre qui permet la  conservation. Nous avons besoin d’un certaine quantité de sucre ajouté, ou déjà présent (le fructose dans les fruits). Au final, si on en met beaucoup, on obtient un produit qu’on va penser « très sucré », mais on va peu cuire la confiture: il y aura alors encore pas mal « d’eau des fruits »; la confiture sera donc bonne. Plus on va cuire une confiture, plus on réduira la matière, concentrant ainsi le taux de sucre. On pourrait finalement faire comme certaines grands mères et employer la base sûre pour la conservation de 1kg de sucre pour 1kg de fruits, et on obtiendrait un résultat assez rapidement, donnant une confiture avec un bon goût de fruits et une jolie couleur, mais souvent un peu trop sucrée. Ou au contraire n’utiliser pas de sucre du tout et on aurait une compote, puis au bout d’un moment une confiture très réduite qui ne contiendrait que son propre fructose, plus foncée avec un goût moins « fruit frais » et plus caramélisée.

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Tout est donc question de taux de sucre et de cuisson…mais aussi du taux d’acidité du fruit et de sa teneur en pectine, oula, ça commence à être compliqué?

En tous cas en moyenne, une vingtaine de minutes suffit pour la cuisson pour la quantité de sucre que j’ai indiqué, et libre à vous de choisir si vous désirez une consistance morceaux, ou très « purée », voire presque caramélisée et d’ajuster votre temps. Le bon vieux test est de mettre une goutte sur une petite assiette, de la laisser refroidir afin de vérifier si la confiote est bien prise.

Attention à la cristallisation pour les fruits peu acides: ajouter du jus de citron ou du vinaigre vous évitera les mauvaises surprises.

Bon, je ne suis pas chimiste, ceci est juste un ersatz des souvenirs de ma formation!

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Habituellement j’aime y glisser un bâton de vanille de mon île, je trouve ça juste divin. Mais j’ai eu envie de la jouer 100 pour 100 abricots cette fois ci et j’ai donc employé le coeur des noyaux pour parfumer subtilement ma confiture.

Voilà l’histoire de ces pots que nous nous réjouirons d’ouvrir tout au long de l’année, afin de retrouver un peu ce goût d’été même lorsque les journées seront grises. Elle aura néanmoins une saveur particulière, et j’espère que nous parviendrons à en garder le plus longtemps possible. C’est drôle car j’ai un peu le même sentiment en regardant notre enfant vivant ses premiers jours: on se rend compte qu’ils sont précieux, et si fugaces. Alors on ne veut pas qu’ils nous échappent, on profite à fond, on câline, on s’émerveille de jours en jours. Mais c’est ça aussi la vie, laisser passer les choses car même si ces moments fragiles sont voués à évoluer, à changer, ils ne seront pas pour autant moins beaux. Du coup, on en est déjà à notre deuxième pot entamé! tant pis pour cet hiver, il restera de la confiture de figues!

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POUR 1Kg D’ABRICOTS  (avec 3 kg j’ai réalisé 13 pots)

compter 700g de sucre

un jus de citron

un parfum si vous le souhaitez (« amandes » provenant des noyaux, lavande, romarin, thym, vanille…)

La veille ou quelques heures auparavant: rincez vos fruits coupez les, mettez les dans la marmite et recouvrez les avec le sucre.

Puis laisser cuire à feu moyen une vingtaine de minutes. Écumer la mousse qui va se former lors de l’ébullition.

Vérifier si elle est prise, et mettre en pot.

Vous pouvez les ébouillanter avant, mais le fait de les remplir avec la confiture brûlante, de fermer les pots et de les retourner va créer une micro pasteurisation, donc  ce n’est finalement pas nécessaire.

Laissez refroidir et placer sur vos étagères!

 

 

 

 

 

 

 

 

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SALADE D’ORANGE (un peu) COMME EN SICILE

Hey there! Ca fait des plombes que je n’ai rien publié…je donc profite des rayons de soleil précoces de ce mois de février pour sortir de mon hibernation: je suis de retour!!! En effet j’ai déménagé et je vis désormais dans la Drôme: là où ça sent bon la lavande, la tapenade et le chèvre chaud (ET LE VIN, OUI, LE VIN).

Résumé des épisodes précédents : j’étais dans le Vercors (où ça sentait plutôt la bouse vache) où j’ai passé une année superbe à cuisiner dans la neige. J’ai rencontré plein de passionnés, j’ai mangé beaucoup de ravioles et j’ai eu mon diplôme en cuisine du terroir  (pour en savoir plus sur cette formation, cliquer  ).

Après ça, ben je suis partie en voyage avec mon copain, plusieurs mois – Et non, on ne se refuse rien – et là, depuis quelques semaines, je suis installée -enfin…nous!- et j’ai une cuisinière!!Je peux vous dire qu’après 6 mois sans four c’est une renaissance.

Donc voilà, vous savez tout. Slurpy peut donc reprendre ses activités. (Et coucou aux nouveaux lecteurs!!)

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Il y  a plusieurs années je suis partie en Sicile avec mon amie Johanna en mode sac à dos et couchsurfing (dormir gratos chez des gens sympa). On a galéré sous la pluie, on a visité des fouilles antiques, bu du café exquis et mangé des scamorzas fumées (genre de mozza mais plus ferme) à n’en plus finir. On a été frappées par le fait que tout les gens qu’on rencontrait avaient leur propre huile l’olive: un délice. On a eu la chance folle de tomber chez un hôte adorable, Enrico, qui nous a préparé dans sa petite cuisine un risotto aux asperges incroyable eeeet (j’y viens enfin) UNE SALADE D’ORANGE!! PS: je n’avais pas compris tout de suite qu’en fait, la cuisine était son métier : il est chef – mon anglais n’ était pas encore tout à fait au point haha!

épluchures

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Je n’aurai jamais pensé à manger des oranges en version salée. Quand il a apporté ça sur la table, je me suis dit « ah bon? » j’avais de l’appréhension mais à peine porté en bouche j’ai été séduite. C’était juteux, acidulé, frais. Dans mon souvenir c’était très simple, des oranges, l’huile d’olive incroyable, de la crème de balsamique et des jeunes oignons fins.

Jeudi au marché de ma nouvelle petite ville, je découvre avec bonheur le stand d’une productrice d’oranges siciliennes, et encore plus chouette, je vois que les oranges sanguines pointent le bout de leur nez. C’est donc l’occasion de vous présenter cette salade surprenante et vitaminée. Enrico m’avait dit plus tard qu’on pouvait ajouter du fenouil, des pistaches ou des amandes, et pourquoi pas des flocons de piment! j’ai fait avec ce que j’avais: des graines de tournesol, et en guise d’oignons que je n’avais point, de la ciboulette. Pour le fenouil, utilisez le coeur, plus tendre, moins filandreux: la saveur anisée se marie très bien avec l’agrume.

Voilà mes chèr(e)s, j’espère que cela vous réveillera les papilles engourdies par ce froid, et que le temps d’une entrée, vous voyagerez un peu vous aussi.

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CAKE VÉGÉTAL AUX DATTES ET POIRES, SAUCE CARAMEL

Après avoir vécu à Bruxelles, j’ai rejoint mon bien aimé à Marseille. Nous y retournons souvent et j’en profite pour faire un tour dans mes épiceries préférées: Anahit, temple des spécialités des pays de l’Est et d’Orient, ainsi que Saladin, magnifique boutique d’épices du monde, mais aussi de toutes sortes de noix, thés, fruits secs…Bon, c’est pas bio bio, mais on peut y trouver toutes sortes de dingueries olfactives.

Evidemment, je suis ressortie de là avec plein d’ingrédients qui me seront certainement d’une grande utilité, hum..un jour c’est sûr! (oui, j’ai un peu craqué!!). En tous cas, j’ai désormais en ma possession un paquet d’un kilo de pâte de dattes, que j’étais impatiente de travailler après avoir bavé devant une recette de « caramel de datte ». Testé, approuvé. OK. Mais bon, on en va pas en manger tous les jours, et il me reste un bon 800g de ce bloc. Que faire?!!? le laisser traîner sur une étagère jusqu’à ce qu’il ne sèche? Sacrilège. J’ai donc travaillé mes méninges et je me suis rappelée du « sticky toffee pudding ». Whaaat? KESAKO?

pâte de datte

L’année dernière dans le Vercors nous avions mangé chez « My little terroir« , un ptit restaurant situé à Villard de Lans. C’est hyper cosy et c’est tenu par un couple très sympathique: la patronne Marianica étant sarde, et le chef Mark Lawrence, completly british! on mélange tout ça en travaillant avec des produits du terroir (bleu du Vercors, viande bio de la ferme d’à coté…) et ça donne une cuisine simple, originale, fraîche et tout ça dans une ambiance bien conviviale. Arrivés au dessert je choisi ce « cake »qui n’avait aucune autre indication. L’hôtesse nous informe alors que si nous trouvons l’ingrédient mystère on aurait une récompense 🙂 Comme j’ai un palais extrêmement délicat (haha, je me la pète!! en fait j’ai eu surtout de la chance!) j’ai trouvé: la datte!

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Me revoilà un an plus tard, avec ce paquet de pâte de datte qui me supplie de ne pas l’oublier et je me souviens de ce gâteau anglais dense, assez sucré, intense en gourmandise.

Je me suis donc donné le défi de faire quelque chose qui y ferait penser, (attention, ce n’est pas du tout la même chose!) mais sans sucre à l’intérieur, ni matière animale: l’huile d’olive me paraissant logique (je trouve ça chouette de marier les ingrédients géographiquement) et les œufs étant à mon sens superflus, vu la belle purée de fruits obtenue pour cette préparation (purée de fruit ou légume = bon pouvoir liant).

poires

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Après quelques essais, j’ai trouvé un équilibre pas trop mal, avec des poires pour le coté fruité plus léger, et de la cannelle pour un peu de chaleur en bouche « et vu ce temps ma ptite dame, on en a bien besoin, de la chaleur! »

Donc oui, j’ai enlevé le sucre en poudre du gâteau mais j’ai fait un caramel pour l’accompagner. Ce n’est absolument pas logique, je sais. Mais mama mia ce que c’est bon!!

cake entier

Voilà, c’est ultra moelleux et légèrement humide, comme on aime. Un petit thé, un bon film et  voilà de quoi survivre à ce week end d’hiver morose.

Allez haut les coeurs, c’est bientôt le printemps!

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Imprimer ou télécharger la recette en cliquant ICI!

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LE FAMEUX BANANA BREAD vegan

Coucou! me voici en voyage à la Réunion, mon île natale. En ce moment c’est la période des bananes et je peux vous dire qu’on se fait plaisir. Nous en avons en veux tu en voilà, du coup j’ai décidé de faire une version de banana bread très facile.

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Amis gourmands,  vous savez de quoi je parle. Les autres diront: ah mais en fait c’est pas un pain, c’est juste un cake à la banane! OLA. Déjà, c’est pas juste un cake à la banane, c’est LE cake à la banane.

J’ai découvert ce fameux banana bread en voyage, en Australie il y a quelques années. Je suis tombée en pâmoison pour cette tranche sucrée. Toujours une occaz pour en engloutir: ptit dej, coupe faim, goûter, dessert… Un peu comme pour la gaufre quand je suis arrivée à Bruxelles (bave).

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Le summum c’est quand un jour, un serveur me dit: je vous la grille? mmmh quelle bonne surprise: j’accepte illico. Une fois toastée il y ajoute une belle couche de beurre qui fond sur la part caramélisée un peu craquante et moelleuse à la fois. Aaaah! imaginez!! (NB: je vous fait rêver avec ce détail/ néanmoins, je n’ai pas testé ma version en mode grillée. Cela fonctionnera peut être mais leur banana bread est hyyyper sucré, or j’ai opté pour une recette plus « petit dej » donc pas sûre que ça fonctionne. Sorry…ou alors doublez la dose de sucre).

J’étais partie là bas rejoindre notamment mon amie Madeline, qui bossait à l’époque en pâtisserie pour un café branché (c’était le début de la mode des baristas, ils étaient super en avance sur l’Europe). Evidemment elle réalisait des banana bread, exquis, avec des zestes de citron et plein de noix. Car en effet on peut mettre de tout dedans: pépites de chocolat, fruits secs, épices, flocons d’avoine…il existe une ribambelle de recettes pour « thuner » son cake.

Ici j’ai opté pour une version plutôt minimaliste, plus proche d’un pain (PS: je vous entend les autres avec vos « ah ben faudrait savoir »): juste des bananes, de la farine, du sucre, un peu de liquide, des épices et une lichette de matière grasse, ainsi qu’ une pincée de levant. C’est économique, ça marche super bien et les vegans peuvent aussi en manger!

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L’ingrédient magique: la banane. Elle sert de liant: c’est plein d’amidon donc ça va se tenir comme n’importe quel cake. De plus elle va apporter le coté moelleux et humide comme on aime.

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Le must pour cette version est de mettre de l’huile de coco. Il en faut peu, mais elle va ajouter une saveur douce et fruitée, et elle va permettre au cake de prendre une belle couleur, une croûte bien caramélisée. J’ai testé avec de l’huile d’olive, il était bon, mais plus fade et bien moins beau. Bon, si vous n’avez que ça, ou une autre huile d’ailleurs, ça fera très bien l’affaire! (On parle quand même d’un cake supposé sauver des bananes en fin de vie.)

C’est donc une super recette facile et comme on dit chez les cools, »antigaspi ». Mais si vous avez envie de le faire là maintenant tout de suite et que les bananes du marché sont un peu pâlottes, optez comme moi pour la version bananes au four. 15/20 minutes à 180°C  avec ou sans la peau et en avant Guinguamp!

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Bon, comme je suis à l’étranger, je n’ai pas mon ordinateur pour vous faire le joli petit cadre avé la recette. Alors la voici ci dessous:

 

EASY BANANA BREAD

(cake à la banane facile)

 

300g de bananes à écraser à la fourchette (3 ou 4 selon les bananes)
40g d’huile de coco
300g de farine de blé
125g de sucre (roux de préférence)
1 petite c.c de cannelle en poudre, selon les goûts
1/2 c.c de bicarbonate de soude
4 c.s de liquide (eau, café ou autre)
1 belle pincée de sel

 

Préchauffer son four à 180°C.

Touiller les bananes écrasées et l’huile.

A part mélanger les « secs » au fouet : farine, bic. de soude, cannelle, sucre et sel.

Dans une jatte unir tous les éléments, jusqu’à l’obtention d’une pâte épaisse, et y ajouter le liquide pour détendre un peu.

Verser dans un moule huilé ou protégé par du papier sulfurisé.

Ah! ici j’ai ajouté une banane coupée en deux pour la déco, et ben, à votre place j’en rajouterai encore une autre.

Cuisson: 1H environ (et oui c’est dense) jusqu’à ce que le cake ai gonflé et coloré, et que la lame du couteau en ressorte sèche, toi même tu sais!!

NB: j’ai besoin ici d’1H30 de cuisson mais je soupçonne le four de mes hôtes ne de pas être top.

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Au fait pour les curieux qui aiment les plantes: sur la première photo, les feuilles sont des feuilles de cannelle, délicieuses en infusion, et les espèces de branches sont des fleurs de coco sèches, d’où l’on extrait une mélasse lorsqu’elles sont encore sur l’arbre, avec laquelle on fabrique le fameux sucre de coco.

Voilà, bisous!

 

 

 

 

 

AUBERGINES RÔTIES AU ÉPICES ET SAUCE YAOURT TAHIN

La première fois que j’ai goûté des aubergines de cette façon là c’était chez Les filles plaisirs culinaires à Bruxelles, où j’ai eu la chance de travailler en coup de vent en tant que serveuse. J’ai y découvert une cuisine colorée, fraîche, gourmande, avec des valeurs que je partage (local, bio, équitable et de saison) et une équipe formidable, pleine de talents!(BIG UP!!).

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Ces aubergines, inspirées de la cuisine d’ Ottolenghi dans son livre Jerusalem, me ravivent le palais et surprennent toujours mes convives par leur goût, leur onctuosité et leur simplicité. Dans le bouquin on enduit les légumes de « chermoula », une marinade utilisée dans la cuisine maghrébine, accompagnant le plus souvent du poisson. Aujourd’hui j’ai juste mélangé de l’huile d’olive, du jus de citron, du paprika fumé, de l’ail et un peu de cumin (ce que j’avais sous la main; osez essayer avec vos épices préférées). Ce mélange est badigeonné généreusement sur les aubergines entaillées, et hop, 40minutes au four à 180-200°C. Accompagnées d’une sauce yaourt / tahin – la crème de sésame- citronnée et c’est la régalade assurée. Peu d’ingrédients, une préparation ultra facile …que demander de plus?

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Si vous avez comme moi senti ce vent estival pointer le bout de son nez, avec ses repas à rallonge dehors, ses houmous, ses radis, ses taboulés et ses tranches de melon vous avez compris que ces aubergines auront leur place à table dans peu de temps.

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SOUTENIR LE LOCAL

Parce qu’elles ont du talent, et une superbe idée: du bouche à oreille pour Laura et Aubane du Local à Bruxelles!!

Le Local, kezako? C’est un restaurant qui met à disposition une cuisine de chef et un espace de restauration pour permettre à de jeunes pousses de se lancer dans la restauration et le design, le tout en les formant aux principes de l’économie circulaire / 0 déchet.

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Visitez leur site www.lelocalbxl.be

leur page facebook

ou encore leur instagram!!

 

 

CRUMB CAKE RHUBARBE AMANDE

Salut les gourmands! Ca fait déjà un bon mois que je n’ai pas donné de news, j’étais partie en stage dans un restaurant dans la Drôme; donc j’étais bel et bien en train de cuisiner mais je n’ai pas eu l’occasion de rentrer chez moi pour vous concocter des petites recettes. Je suis donc de retour, et au passage j’ai ramené du marché de Die de la rhubaaarbe!! Et si il y a bien une chose que j’aime au printemps, c’est la rhubarbe.

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Et les fleurs de sureau. Et les asperges. Et les pivoines qui s’ouvrent dans le jardin. Et…j’adore cette saison!(Mais surtout quand même mes préférés restent la rhubarbe et les fleurs de sureau -on en reparlera bientôt).

Donc oui, la rhubarbe. Miam. A Bruxelles avec Elsa on aimait bien en faire une  belle barquette de compote et la manger au petit déjeuner. Avec Sarah, c’était en tarte sans chichi, pas trop sucrée (une puriste). Et avec Johanna, confitures et gâteaux bien-sûr,  mais on se régalait  les yeux et les papilles de son jus  de cuisson tout rose transformé en boisson pour se rafraîchir des premières chaleurs…C’est ça qui est génial, on part d’une branche filandreuse qui à première vue parait assez hostile, et au final on peut jouer avec et se régaler de 1001 façons.

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Ici, j’ai eu envie d’un cake avec un streusel, c’est à dire de la pâte à crumble sur le dessus, pour avoir plusieurs textures  (croustimoelleux si je puis dire) et pour avoir un coté sucré qui contraste avec l’acidité du fruit. J’ai vu que ce genre de gâteau portait un nom, emprunté aux américains (encore eux!) : le Crumb cake. Mais en vrai ils ont piqué la recette aux Allemands. Bref, en tous cas c’est délicieux.

Je suis partie sur des bases faciles, et sûres, que l’on connait à peu près tous et toutes: le quatre quarts, avec 1/4 de beurre , de farine, d’oeuf et  de sucre, et le crumble, qui est un tant pour tant de beurre sucre farine et ici j’ai ajouté des amandes et des flocons d’avoine. Comme ça, fastoche en cas de trous de mémoire.

J’espère que vous aimerez ce petit carré de gourmandise!

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ASPERGES AU PESTO D’ORTIES

Coucou! je vous présente une chouette petite entrée autour de deux produits  en total raccord avec la saison: les asperges (miam miam) et les orties (aïe aïe ).

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Comme le soleil est revenu, les balades dans la nature ça devient vachement plus agréable, alors pourquoi ne pas profiter de ces moments pour faire quelques courses gratos? TOUJOURS avoir un petit sachet avec soi, on ne sait jamais sur quoi on peut tomber: ail des ours, pissenlit, plantain… Si vous n’êtes pas très confiants quant à la cueillette sauvage, tentez le coup avec les orties! (là vous ne pouvez pas vous tromper, à la limite frottez vous pour voir si ça vous brûle vous allez vite être sûrs de vous) Nan mais justement, je pense qu’on  est assez nombreux à s’être fait pîquer un jour pour les reconnaître et s’en méfier comme de la peste. PS: préférez les jeunes pousses, et prenez les « dans le sens du poil » pour limiter les risques.

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Votre ennemi va devenir un allié cuisine super cool vous allez voir! En soupe, on en entend beaucoup parler mais pourquoi pas tester autrement? cette fois ci c’est en mode pesto que je l’ai transformé. Ce n’est pas la recette classique du pesto (au pilon) car je n’avais sous la main plus que de la poudre d’amande. J’ai fait le choix de mixer les feuilles (d’abord blanchies- passées à l’eau bouillante- en cas d’échinococcose; la maladie donnée par les déjections de renard) et de les mélanger simplement avec de l’huile d’olive, de l’ail du parmesan et ma poudre d’amande.

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Voilà, de belles asperges, le petit pesto, et si vous avez des oeufs qui trainent n’hésitez pas à les ajouter, mollets ou pochés pour le plaisir de vos papilles et de vos mirettes.

Bon app’ et des bisous!

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PS: Dans la recette je vous invite à regarder la provenance de vos asperges: le Pérou est à proscrire autant que possible, si vous voulez en savoir plus, c’est par .

GATEAU HERMANN MARBRÉ

 

« Ah, tiens j’ai quelque chose pour toi » me lance mardi ma copine Marina en me tendant un bocal rempli d’une pâte blanche mousseuse.  Ce qu’elle venait de m’offrir, c’était le gâteau Hermann . LE gâteau de l’amitié. Oui, comme ces chaînes de l’amitié « que si tu la romps, t’auras jamais de chance en amour et que toute ta famille sera maudite jusqu’à la fin des temps et même que t’auras des poils qui pousseront à l’infini. »

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Mais relax, pas de menaces si tu ne t’occupes pas d’Hermann. A tous les coups ici il y a un beau gâteau à la clef. Seule petite contrainte: il faut entretenir pendant neuf jours cette pâte, un peu comme un levain. Après l’avoir installée dans la pièce à vivre (le frigo est trop froid) dans un saladier et couverte d’un torchon (pour qu’elle « respire ») il faut régulièrement la touiller, et lui ajouter du sucre de la farine et du lait de temps en temps. A terme, la pâte ayant pris quatre fois son volume, on divise la pâte en quatre, on garde une part et on offre les trois restantes à ses copains qui pourront à leur tour prendre soin de leur levain de compagnie.

Le dixième jour, avec ce qu’il nous reste on rajoute des oeufs et ce qu’on veut pour se faire son gâteau. OK, ça peut faire bizarre quand on pense que l’origine de cette pâte a peut être une centaine d’année, mais en même temps je trouve ça génial. Ne vous inquiétez pas, à la cuisson toute vilaine bactérie qui aurait pu se glisser là est détruite. J’avoue c’est beaucoup de contrainte pour un gâteau mais dans l’idée c’est cool.

Apparemment son origine serait alsacienne. Il existe aussi une autre version avec le même principe appelée le gâteau des Carmélites réalisé à la base par des sœurs appartenant à l’ordre du Carmel; symbole de solidarité, d’attention et de patience. (Prenons en de la graine) La légende disait que la personne qui t’offrait un verre avec la « masse-mère » te souhaitait chance et santé, youpi!

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Si vous faites un tour sur le net vous trouverez plein de recettes du gâteau Hermann, mais la plupart du temps il est réalisé avec de la cannelle et des pommes. Ayant eu des convives qui n’étaient pas très «  »pomme » j’ai décidé de chocolater un peu mon Hermann et de le « marbrer » pour le rendre un peu plus funky.

On a eu un genre de « Savane » en bien meilleur, légèrement brioché: un goûter délicieux qui a marqué la fin de dix jours de bichonnage, d’inquiétude et d’amour . (ouais tout ça pour ça!) (On a dit solidarité, attention et patience).

Merci Marina!

tranches

 

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PS: si vous n’avez pas entre les mains de pâte « mère », et que vous souhaitez démarrer une chaîne de la gourmandise l’amitié du gâteau, mélangez avec une cuillère en bois:

– 1 cube et demi de levure fraîche (au rayon frais) à délayer avec un peu d’eau tiède
– 200 g de sucre
– 125 g de farine
– 20cl de lait (oui c’est bien 200ml)

Comme c’est « vivant » préférez les récipients en bois/céramique, couvrez d’un tissus à l’abris des courants d’air et du froid. Le lendemain, vous en serez à votre JOUR 1.

(Et c’est parti!!).

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« BROWNIE » CHOCOLAT HARICOT ROUGE

N’ayez crainte, je met bien le mot « brownie » entre guillemets car OK, ce n’en n’est pas un. (Je parle pour les puristes). Mais franchement, dans le genre « fort en chocolat », fondant, bluffant et PAS CHER, il est vraiment pas mal.

brownie dans moule

plat trous

Je le concède, ajouter des haricots rouges dans un gâteau ne fait pas saliver. Pourtant, les japonais l’utilisent énormément dans leurs desserts! Certes ce n’est pas tout à fait le même: il s’appelle le Hazuki et il est un peu plus petit, mais bon, ça reste une légumineuse, on va pas chipoter et on va rester local.

J’aime proposer des recettes accessibles, avec un maximum d’ingrédients de tous les jours, que l’on a dans le placard ou chez l’épicier du coin ouvert le dimanche. (Je connais ces moments de frustrations où tu baves devant une recette et que tu n’as pas LA fève tonka, LE tofu soyeux, ou le truc à la mode que personne ne doit avoir jamais vu, ah oui LE YUZU héhé). Bon, ça arrivera peut être, mais pour le moment restons simples.

mains

Revenons à notre haricot. Pour ceux qui ne connaissent pas en sucré, vous allez être étonnés. J’en ai goûté juste « confit » au sucre avec de la vanille et du rhum, et bien c’était suuuper bon. un petit coté crème de marron, si si je vous jure!!

Ici c’est donc en mode brownie que je l’ai tourné. En bonne flemmarde, j’ai acheté des haricots en boîte. Pour les gourmands pressés, sachez que de cette manière, cette recette est réalisable en 10 minutes chrono. En effet, il suffit juste de tout mixer et de mettre en moule: easy.

Amusez vous à le faire goûter et demandez ce qu’il contient…j’adore voir la tête des gens quand j’annonce qu’il ne contient ni oeuf, ni beurre, ni farine de blé: SURPRISE c’est du haricoooot!

ingrédients

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moule 2