CONFITURE D’ABRICOTS PARFUMÉE AUX AMANDES

« Mince, la confiture d’abricots! » J’ai failli ne pas la réaliser à temps…3kg de fruits qui n’attendaient qu’à être préparés pour nous régaler au petit déjeuner, et les premières contractions qui arrivaient. J’avais ce dernier objectif en tête avant d’accoucher: « faire la confiture ».
La veille j’étais allée chercher une caisse chez mon petit producteur, déterminée, avec mon gros ventre.
Avec amour (et en respirant pour faire passer la douleur!) j’ai ébouillanté mes pots, cassé les noyaux pour récupérer les amandes, et ai laissé mijoter la gourmandise.
Le lendemain mon bébé était né.

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Aujourd’hui cela fait 15 jours que nous sommes rentrés à la maison, et j’ai le plaisir de tartiner mon pain le matin, avant de commencer une nouvelle journée de ma nouvelle vie de maman.

Parlons donc confiture! j’ai gentiment écouté ma productrice, tout simplement: 700g de sucre pour 1kg de fruits. J’ai utilisé sous ses bons conseils l’Orangé de Provence, variété qui pousse bien dans ma région.

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La  question du sucre (dans les grandes lignes!): on veut souvent « alléger » le taux de sucre dans les confitures, mais attention: c’est le sucre qui permet la  conservation. Nous avons besoin d’un certaine quantité de sucre ajouté, ou déjà présent (le fructose dans les fruits). Au final, si on en met beaucoup, on obtient un produit qu’on va penser « très sucré », mais on va peu cuire la confiture: il y aura alors encore pas mal « d’eau des fruits »; la confiture sera donc bonne. Plus on va cuire une confiture, plus on réduira la matière, concentrant ainsi le taux de sucre. On pourrait finalement faire comme certaines grands mères et employer la base sûre pour la conservation de 1kg de sucre pour 1kg de fruits, et on obtiendrait un résultat assez rapidement, donnant une confiture avec un bon goût de fruits et une jolie couleur, mais souvent un peu trop sucrée. Ou au contraire n’utiliser pas de sucre du tout et on aurait une compote, puis au bout d’un moment une confiture très réduite qui ne contiendrait que son propre fructose, plus foncée avec un goût moins « fruit frais » et plus caramélisée.

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Tout est donc question de taux de sucre et de cuisson…mais aussi du taux d’acidité du fruit et de sa teneur en pectine, oula, ça commence à être compliqué?

En tous cas en moyenne, une vingtaine de minutes suffit pour la cuisson pour la quantité de sucre que j’ai indiqué, et libre à vous de choisir si vous désirez une consistance morceaux, ou très « purée », voire presque caramélisée et d’ajuster votre temps. Le bon vieux test est de mettre une goutte sur une petite assiette, de la laisser refroidir afin de vérifier si la confiote est bien prise.

Attention à la cristallisation pour les fruits peu acides: ajouter du jus de citron ou du vinaigre vous évitera les mauvaises surprises.

Bon, je ne suis pas chimiste, ceci est juste un ersatz des souvenirs de ma formation!

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Habituellement j’aime y glisser un bâton de vanille de mon île, je trouve ça juste divin. Mais j’ai eu envie de la jouer 100 pour 100 abricots cette fois ci et j’ai donc employé le coeur des noyaux pour parfumer subtilement ma confiture.

Voilà l’histoire de ces pots que nous nous réjouirons d’ouvrir tout au long de l’année, afin de retrouver un peu ce goût d’été même lorsque les journées seront grises. Elle aura néanmoins une saveur particulière, et j’espère que nous parviendrons à en garder le plus longtemps possible. C’est drôle car j’ai un peu le même sentiment en regardant notre enfant vivant ses premiers jours: on se rend compte qu’ils sont précieux, et si fugaces. Alors on ne veut pas qu’ils nous échappent, on profite à fond, on câline, on s’émerveille de jours en jours. Mais c’est ça aussi la vie, laisser passer les choses car même si ces moments fragiles sont voués à évoluer, à changer, ils ne seront pas pour autant moins beaux. Du coup, on en est déjà à notre deuxième pot entamé! tant pis pour cet hiver, il restera de la confiture de figues!

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POUR 1Kg D’ABRICOTS  (avec 3 kg j’ai réalisé 13 pots)

compter 700g de sucre

un jus de citron

un parfum si vous le souhaitez (« amandes » provenant des noyaux, lavande, romarin, thym, vanille…)

La veille ou quelques heures auparavant: rincez vos fruits coupez les, mettez les dans la marmite et recouvrez les avec le sucre.

Puis laisser cuire à feu moyen une vingtaine de minutes. Écumer la mousse qui va se former lors de l’ébullition.

Vérifier si elle est prise, et mettre en pot.

Vous pouvez les ébouillanter avant, mais le fait de les remplir avec la confiture brûlante, de fermer les pots et de les retourner va créer une micro pasteurisation, donc  ce n’est finalement pas nécessaire.

Laissez refroidir et placer sur vos étagères!

 

 

 

 

 

 

 

 

PATES DE TOURNESOL (version salée et version sucrée, pas de jaloux!)

Aaaaah! le voilà enfin  🙂 voui voui le printemps, avec ses primevères, ses jonquilles et les apéros dehors! Hier matin, première balade en vélo de l’année en petit pull: trooop bon.

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En ce moment à l’AFRAT nous sommes en plein module de cuisine « alternative », c’est à dire alternative à la viande, aux allergènes, à la cuisine « traditionnelle » en gros. C’est génial, on apprend des combinaisons toutes simples, on expérimente, on goûte, on s’étonne. Nous avons eu un débat sur le nom « alternatif »; en effet, l’étiquette peut rendre certains non curieux réticents. Quoi qu’il en soit, j’apprend beaucoup et je suis ravie de pouvoir m’amuser avec des farines et des plantes que je ne connaissais pas.

J’ai par exemple appris qu’il fallait toujours rincer ses noix/graines et surtout si possible les faire tremper pour qu’elles soient encore meilleures pour notre organisme. Petite explication: »Les oléagineux (plantes qui contiennent des fruits ou graines riches en matières grasses, comme les amandes, les noix, les graines de tournesol et de sésame etc…) contiennent un inhibiteur d’enzyme qui empêche leur bonne digestion. Lorsqu’on les fait tremper, le processus de germination commence et ce problème disparaît lorsque ce processus est enclenché. Il augmente aussi la quantité de vitamines ( C, B et les carotènes, entre autres) présentes dans le fruit et le pouvoir d’assimilation des minéraux (magnésium, potassium, calcium, fer, zinc, etc.) » (propos tirés du blog Manger du bon manger ).

Revenons à nos pâquerettes. La recette, enfin, LES recettes!

La graine de tournesol, d’habitude je la mange en accompagnement, parsemée sur mes salades, ou ajoutée dans un granola, mais jamais en tant qu’élément principal. Et bien les copains, il est temps de changer d’habitude. Cette petite graine peu souvent valorisée est peu chère par rapport à d’autres oléagineux et il y a moyen de faire plein de choses avec.

En version salée, j’ai décidé de  l’oublier la tremper toute une nuit et de la mixer avec un filet de citron et d’huile d’olive, ornée d’oignons frais pour en faire une tartinade crue super fraîche et nourrissante.

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Coté sucré, j’ai opté pour une pâte à tartiner (pas très sucrée pour le coup, à vous d’en rajouter si besoin) qui me fait vraiment penser quelque chose du genre « beurre de cacahuète » ou presque à du praliné, hyper gourmande avec du miel et une touche de cannelle, bien crémeuse , parfaite pour le petit déjeuner.

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NB: les doses sont assez petites,  j’ai pu remplir des petits pots comme sur les photos. Cela vous permettra de voir si vous aimez dans un premier temps.

A vous d’essayer! j’espère que cela vous plaira 🙂

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