TARTINADE AUX TOMATES SÉCHÉES (pois chiches et noix)

Je ne sais pas vous mais moi en ces débuts de printemps timide, j’ai des envies de petits trucs à grignoter, du genre apéro dînatoire. Et ouais, c’est bon quoi: les potées et les gratins réconfortants, vous nous avez fait du bien (et ça continue) mais là,  il va falloir songer à passer à un peu plus de funky dans l’assiette!

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Bien sûr avec des légumes grillés, en accompagnement de salades ou tout simplement sur du pain j’adore le houmous, et j’avoue que je reste un peu butée sur le classique « pois chiche/ tahini »…Mais en fait le pois chiche est une légumineuse magique qui se marie avec tant de choses (sucrées comme salé) qu’il est dommage de ne pas le travailler un peu plus afin de varier les plaisirs.

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Ce mardi j’ai goûté au marché à plein de tartinades végétales, délicieuses et super originales. J’ai failli craquer pour un mélange aux cœurs d’artichauts  lorsque le gentil monsieur m’a annoncé le prix du petit bocal: presque 10€! Et bien, j’ai fait ma radine laissé le bocal aux touristes, et je suis partie faire mes expériences dans ma cuisine où des pois chiches et quelques tomates séchées attendaient sagement de passer à la casserole.

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Verdict après une nuit de trempage, une cuisson et un tour de mixeur: l’homme a adoré sur le bord de l’assiette, comme un condiment, et puis en tartines à l’occasion d’un ptit creux.  Moi aussi j’ai été séduite par cette pâte à la jolie couleur, simplissime à réaliser, goûteuse et annonciatrice de joyeux pique-niques!

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Pour imprimer ou télécharger la recette cliquer ICI !!

 

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SALADE D’ORANGE (un peu) COMME EN SICILE

Hey there! Ca fait des plombes que je n’ai rien publié…je donc profite des rayons de soleil précoces de ce mois de février pour sortir de mon hibernation: je suis de retour!!! En effet j’ai déménagé et je vis désormais dans la Drôme: là où ça sent bon la lavande, la tapenade et le chèvre chaud (ET LE VIN, OUI, LE VIN).

Résumé des épisodes précédents : j’étais dans le Vercors (où ça sentait plutôt la bouse vache) où j’ai passé une année superbe à cuisiner dans la neige. J’ai rencontré plein de passionnés, j’ai mangé beaucoup de ravioles et j’ai eu mon diplôme en cuisine du terroir  (pour en savoir plus sur cette formation, cliquer  ).

Après ça, ben je suis partie en voyage avec mon copain, plusieurs mois – Et non, on ne se refuse rien – et là, depuis quelques semaines, je suis installée -enfin…nous!- et j’ai une cuisinière!!Je peux vous dire qu’après 6 mois sans four c’est une renaissance.

Donc voilà, vous savez tout. Slurpy peut donc reprendre ses activités. (Et coucou aux nouveaux lecteurs!!)

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Il y  a plusieurs années je suis partie en Sicile avec mon amie Johanna en mode sac à dos et couchsurfing (dormir gratos chez des gens sympa). On a galéré sous la pluie, on a visité des fouilles antiques, bu du café exquis et mangé des scamorzas fumées (genre de mozza mais plus ferme) à n’en plus finir. On a été frappées par le fait que tout les gens qu’on rencontrait avaient leur propre huile l’olive: un délice. On a eu la chance folle de tomber chez un hôte adorable, Enrico, qui nous a préparé dans sa petite cuisine un risotto aux asperges incroyable eeeet (j’y viens enfin) UNE SALADE D’ORANGE!! PS: je n’avais pas compris tout de suite qu’en fait, la cuisine était son métier : il est chef – mon anglais n’ était pas encore tout à fait au point haha!

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Je n’aurai jamais pensé à manger des oranges en version salée. Quand il a apporté ça sur la table, je me suis dit « ah bon? » j’avais de l’appréhension mais à peine porté en bouche j’ai été séduite. C’était juteux, acidulé, frais. Dans mon souvenir c’était très simple, des oranges, l’huile d’olive incroyable, de la crème de balsamique et des jeunes oignons fins.

Jeudi au marché de ma nouvelle petite ville, je découvre avec bonheur le stand d’une productrice d’oranges siciliennes, et encore plus chouette, je vois que les oranges sanguines pointent le bout de leur nez. C’est donc l’occasion de vous présenter cette salade surprenante et vitaminée. Enrico m’avait dit plus tard qu’on pouvait ajouter du fenouil, des pistaches ou des amandes, et pourquoi pas des flocons de piment! j’ai fait avec ce que j’avais: des graines de tournesol, et en guise d’oignons que je n’avais point, de la ciboulette. Pour le fenouil, utilisez le coeur, plus tendre, moins filandreux: la saveur anisée se marie très bien avec l’agrume.

Voilà mes chèr(e)s, j’espère que cela vous réveillera les papilles engourdies par ce froid, et que le temps d’une entrée, vous voyagerez un peu vous aussi.

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PATES DE TOURNESOL (version salée et version sucrée, pas de jaloux!)

Aaaaah! le voilà enfin  🙂 voui voui le printemps, avec ses primevères, ses jonquilles et les apéros dehors! Hier matin, première balade en vélo de l’année en petit pull: trooop bon.

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En ce moment à l’AFRAT nous sommes en plein module de cuisine « alternative », c’est à dire alternative à la viande, aux allergènes, à la cuisine « traditionnelle » en gros. C’est génial, on apprend des combinaisons toutes simples, on expérimente, on goûte, on s’étonne. Nous avons eu un débat sur le nom « alternatif »; en effet, l’étiquette peut rendre certains non curieux réticents. Quoi qu’il en soit, j’apprend beaucoup et je suis ravie de pouvoir m’amuser avec des farines et des plantes que je ne connaissais pas.

J’ai par exemple appris qu’il fallait toujours rincer ses noix/graines et surtout si possible les faire tremper pour qu’elles soient encore meilleures pour notre organisme. Petite explication: »Les oléagineux (plantes qui contiennent des fruits ou graines riches en matières grasses, comme les amandes, les noix, les graines de tournesol et de sésame etc…) contiennent un inhibiteur d’enzyme qui empêche leur bonne digestion. Lorsqu’on les fait tremper, le processus de germination commence et ce problème disparaît lorsque ce processus est enclenché. Il augmente aussi la quantité de vitamines ( C, B et les carotènes, entre autres) présentes dans le fruit et le pouvoir d’assimilation des minéraux (magnésium, potassium, calcium, fer, zinc, etc.) » (propos tirés du blog Manger du bon manger ).

Revenons à nos pâquerettes. La recette, enfin, LES recettes!

La graine de tournesol, d’habitude je la mange en accompagnement, parsemée sur mes salades, ou ajoutée dans un granola, mais jamais en tant qu’élément principal. Et bien les copains, il est temps de changer d’habitude. Cette petite graine peu souvent valorisée est peu chère par rapport à d’autres oléagineux et il y a moyen de faire plein de choses avec.

En version salée, j’ai décidé de  l’oublier la tremper toute une nuit et de la mixer avec un filet de citron et d’huile d’olive, ornée d’oignons frais pour en faire une tartinade crue super fraîche et nourrissante.

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Coté sucré, j’ai opté pour une pâte à tartiner (pas très sucrée pour le coup, à vous d’en rajouter si besoin) qui me fait vraiment penser quelque chose du genre « beurre de cacahuète » ou presque à du praliné, hyper gourmande avec du miel et une touche de cannelle, bien crémeuse , parfaite pour le petit déjeuner.

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NB: les doses sont assez petites,  j’ai pu remplir des petits pots comme sur les photos. Cela vous permettra de voir si vous aimez dans un premier temps.

A vous d’essayer! j’espère que cela vous plaira 🙂

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DES GNO GNO! DES KI KI! A LA PATATE DOUCE!(Gnocchis sauce potiron)

Dimanche. Neige. Dans le placard, un morceau de courge et une patate douce. Entre s’habiller et marcher dans le froid pour faire des courses et rester en jogging en cuisinant avec ce qu’on a; le choix est très rapide.  J’avais déjà réalisé des gnocchis mais jamais de patates douces…pourquoi ne pas essayer?

Une ptite sauce potiron avec une touche d’épices m’ont semblé pas « totalement déconnant » comme dit ma copine Camille quand elle est d’accord. Par chance il me restait une petite brique de crème végétale, trop cool! j’allais pouvoir faire quelque chose. C’est un de mes trucs préférés dans la cuisine : jongler avec les aliments qu’il reste, faire travailler ses méninges et expérimenter. Ca ne marche pas à tous les coups mais il y a parfois de bonnes trouvailles.

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En ce qui concerne l’élaboration des gnocchis: le mieux est d’avoir une purée bien sèche pour éviter d’ajouter trop de farine. Lorsque j’en avais réalisé avec des pommes de terre je les avais fait cuire avec la peau 1h à 180°C sur un lit de sel au four. Cette fois ci j’ai voulu aller « vite » et j’ai fait une cuisson vapeur, mais à vous de choisir la méthode que vous préférez (à l’eau c’est possible mais il faudra rajouter plus de farine).

Après avoir réduit les patates en purée je conseille de la laisser refroidir. Ainsi lorsque l’on rajoute l’oeuf il ne risque pas de cuire et de coaguler dans la purée qui serait trop chaude.

Pendant ce temps on peut lire un magazine, danser, se faire les ongles ou s’occuper du potiron par exemple, ah ben oui tiens le potiron.

La pâte à gnocchi doit être souple et tendre, non collante. Si elle colle il suffit de rajouter de la farine.

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Après avoir divisé la pâte en quatre boudins divisez la (les?) en morceaux de la taille des gnocchis.

Vous obtiendrez des petits rectangles. Après; soit on est perfectionniste, on a du temps, de la patience et on les roule en petites boules que l’on fait rouler en appuyant de haut en bas sur le dos d’une fourchette, soit on s’en fiche un peu et on prend les petits rectangles, on appuie dessus avec la fourchette et basta. C’est pas mal d’être à plusieurs pour les faire. Si vous avez des enfants, ça peut être un chouette atelier. Si vous avez des amis aussi.

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J’espère que vous apprécierez ce plat, bon appétit !

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SALADE LENTILLES/ BETTERAVE/ FETA

C’est une salade d’hiver fraîche et colorée, tout ce que j’aime.

Je n’en avais pas fait depuis l’année dernière. On pouvait à cette époque déjà déjeuner sur notre balcon marseillais ensoleillé. Aujourd’hui le décor a bien changé, il faut dire que cela fait un mois que le jardin est blanc. Que les arbres sont blancs, le ciel aussi souvent. D’où l’envie de couleur dans l’assiette! je n’ai pas trouvé de betteraves crues au marché, le petit producteur ne se déplaçant pas sur nos plateaux quand il neige. J’ai donc opté cette fois pour des betteraves déjà cuites.

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La lentille, c’est vraiment une alliée idéale, hiver comme été. Cette légumineuse a sa place dans mon garde manger, et sait toujours me dépanner lorsque je suis à court d’inspiration et de provisions.

Voilà, finalement rien de bien compliqué pour cette salade qui, j’espère, ravira yeux et papilles!

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